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LA LOUVE ET L'ENFANT


 

Titre : LA LOUVE ET L'ENFANT
Auteur : Henri Loevenbruck
Editions : Bragelonne ( 2001 )
327 pages
Prix : 110 FF
ISBN : 2-914370-03-2

La Moïra - Livre Premier.

Ce premier volet, d'une série que j'espère de plusieurs tomes, nous conte l'histoire d'une jeune orpheline, Aléa, qui hérite involontairement d'un don étrange, d'une force mystérieuse, le Samildanach qui est l'élue aux facultés uniques qui pourrait changer la face du monde. Elle devient, en acquérant ce don, le centre d'un conflit colossal entre l'Archidruide et le Conseil des druides d'une part, et Maolmordha et ses terribles guerriers Herilims d'autre part. Si son avenir est périlleux, son chemin dangereux, elle n'en fait pas moins des rencontres capitales et sera accompagnée par Phelim le druide, Galiad le Magistrel de Phelim, son amour Erwan le fils de Galiad, la belle barde Faith et le plus petit par la taille mais son plus grand ami Mjolln le nain.

Dans l'ombre, tel le reflet d'un miroir, Imala, une louve solitaire, vit une aventure étrangement parallèle à celle de la jeune fille ... Comme si leurs existences étaient liées. Le premier livre se termine par la rencontre de ces deux soeurs unies par la destinée.

Mais ce n'est pas qu'une simple histoire d'une jeune fille qui fuit devant ses ennemis. La véritable ennemi ne serait-il pas cette quête constante de l'homme voulant à tout prix conquérir pour avoir encore plus de pouvoir ? Le pouvoir de dominer les autres, tous les autres ...

Oui, cette histoire (non encore finie) va beaucoup plus loin, cela parle des hommes, de la guerre politique et religieuse. La Fantasy présente souvent de façon synthétique le bien et le mal, le blanc et le noir parce que c'est la vision de notre monde épuré de toute nuance.

Henri Loevenbruck nous montre le danger de l'absolu car même si on est dans le monde du Bien (le blanc manteau des druides), l'extrême est dangereux, il " tue " le bien-fondé des idées et ne fait pas avancer vers l'harmonie de la paix.

C'est donc aussi le roman de plusieurs peuples d'origines différentes vivant sur la même île. Au premier âge, vivaient les Tuathanns . Ils étaient la légende, l'origine et le sang dans leurs veines était la sève de la Terre. Cela rappelle étrangement la culture des Indiens d'Amérique.


Au 2ème âge, des armées de soldats venus des mers envahirent leur île et anéantirent les Tuathanns. Ils nommèrent un Roi pour gouverner aux côtés de leurs druides. Décidément, le parallèle continue ... Au 3ème âge, celui où naquit Aléa, arriva un Evêque pour christianiser l'île.

Certains Tuathanns ayant survécu, se sont cachés dans le ventre de la Terre attendant leur revanche pendant plusieurs siècles. Sakan le chef, n'est que haine et vengeance du sang de ses ancêtres. Mais c'est dans Tagor, son jeune fils, que l'on espère voir naître avec tous les doutes qui l'assaillent l'espoir d'endiguer cette haine destructrice pour faire place à plus de compréhension, de tolérance, on ne peut vivre indéfiniment dans le culte de la guerre. Tout comme chez Finghin ce jeune druide qui a une voie toute tracée dans le Conseil des Druides qui, sans trahir les siens, ressent l'injustice des décisions de l'Archidruide. Leurs rôles, j'en suis sûre, seront déterminants dans les prochains tomes que j'attends avec impatience déjà.

Aléa voit la lumière en elle et moi, je vois la lumière en eux qui fera que ce conte sera l'espoir de la tolérance pour enfin vivre en paix dans le respect de tout un chacun, même s'il est différent.

Le Tuathann c'est un peu l'homme rouge massacré par l'homme blanc. La Moïra c'est la vision de la vie, du monde, de la Terre.
Aléa est la fille de la Terre.
Nous sommes tous les enfants de la Terre et la Terre est notre mère. Réapprenons le Respect.

Note: Le deuxième tome, LA FILLE DE LA TERRE sera disponible en août 2001..

Sophie Bélorgey

13 mars 2001

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