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The Moor



THE MOOR

Auteur : Laurie R . King
Éditions : Bantam Books (1999)

Prix : 8.99 $
ISBN 0-553-57952-5

Mesdames et Messieurs, je vous présente ici un autre pastiche de Sherlock Holmes. Cette fois-ci, Laurie R. King a eu l'audace de créer une épouse à notre fameux célibataire endurci, j'ai nommé Sherlock Holmes. J'ai entamé la lecture de ce roman avec beaucoup d'anxiété.

Allait-on transformer mon détective favori en homme marié et soumis ? Allait-on retrouver certaines touches féministes gâchant malheureusement l'atmosphère et le personnage que nous connaissons tous ? Je dois vous avouer que c'est le cas effectivement.

Je sais que l'on a péroré longuement sur le talent de Laurie R. King, il suffit de lire les nombreux extraits des critiques qui ont encensé ses œuvres précédentes en début du livre pour se rendre compte que l'auteur a su s'attirer les sympathies. Malheureusement, je ne me joindrai pas à cette ligue.

Tout d'abord, l'auteur se permet de houspiller Conan Doyle et le Docteur Watson. Et sa diatribe ne s'arrête pas là ! Elle ne cesse de faire des remontrances sur l'attitude chauvine des hommes de l'époque mais on parle ici de 1898 et non 1998 ? ? ? Je ne suis pas un anti-féministe, loin de là mais lorsque l'on se permet certains anachronismes afin de satisfaire un esprit de vengeance, c'est à ce moment que je décroche. Vous connaissez beaucoup de femmes de cette époque qui ne désiraient pas porter le nom de leur mari mais de continuer à porter leur nom de jeune fille ? De voir Holmes appeler sa femme tout le long du livre par Russell m'a semblé incongru…

Au moins, si l'intrigue m'avait captivé, j'aurais peut-être pu pardonner ces élucubrations mais aucun développement intéressant ne s'était produit et j'étais rendu au milieu du livre. ZZZZZZZ ! ! ! Réveillez-moi quelqu'un !

C'est en lisant des livres de ce genre que je me rends compte comment le style de Doyle insufflait vitalité et réalisme à ses personnages et à ses intrigues. Laurie R. King a voulu moderniser le personnage et l'époque mais par le fait même, elle a passé outre à tout ce qui rendait la lecture des enquêtes de Holmes si enlevante. On a souvent reproché à Doyle, son style direct et sans panache mais pour moi, il demeure le seul et unique père de Sherlock Holmes.

Johnny Hart

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